Une date à cocher, un week-end à organiser, un pont à anticiper : les jours fériés rythment l’année civile autant que la vie professionnelle. En France, le prochain jour férié national est l’Assomption, le samedi 15 août 2026. Mais derrière cette réponse simple se cachent plusieurs règles utiles à connaître selon son lieu de résidence, son contrat de travail et le calendrier de l’année.
Quel sera le prochain jour férié du calendrier français ?
À partir de la mi-juillet 2026, le prochain jour férié inscrit au calendrier français est donc le 15 août, jour de l’Assomption. Cette fête d’origine catholique fait partie des onze jours fériés légaux reconnus en France métropolitaine. En 2026, elle tombe un samedi, ce qui signifie qu’elle ne permettra pas, pour une grande partie des salariés travaillant du lundi au vendredi, de bénéficier d’un jour de repos supplémentaire en semaine.
L’Assomption commémore, dans la tradition chrétienne, la montée au ciel de la Vierge Marie. Même si sa signification religieuse reste importante pour de nombreux croyants, le 15 août est aussi devenu un repère civil et touristique. Il se situe au cœur de la période estivale, lorsque de nombreux Français sont déjà en congés. C’est pourquoi son effet concret sur l’organisation du travail est souvent moins visible que celui d’un jour férié placé au printemps ou en fin d’année.
Pour les entreprises, les administrations et les commerces, la portée de cette date dépend de plusieurs facteurs : activité ouverte ou fermée, accord collectif, planning des équipes, conventions de branche ou habitudes locales. Il faut donc distinguer jour férié légal et jour effectivement chômé, deux notions proches mais pas toujours équivalentes.
Les prochains jours fériés après le 15 août 2026
Après l’Assomption, le calendrier français compte encore plusieurs jours fériés avant la fin de l’année. Leur impact varie selon le jour de la semaine où ils tombent. En 2026, certains offriront peu d’effet sur le repos hebdomadaire, tandis que d’autres pourront faciliter l’organisation d’un long week-end.
- Samedi 15 août 2026 : Assomption, prochain jour férié national.
- Dimanche 1er novembre 2026 : Toussaint, jour férié tombant un dimanche.
- Mercredi 11 novembre 2026 : Armistice de 1918, jour férié en milieu de semaine.
- Vendredi 25 décembre 2026 : Noël, jour férié propice à un week-end prolongé.
Le 11 novembre 2026 pourra notamment créer une coupure au milieu de la semaine. Pour les salariés qui le peuvent, poser un ou deux jours de congé autour de cette date peut permettre d’optimiser son repos. Noël, qui tombe un vendredi en 2026, offrira de son côté un week-end de trois jours à de nombreux actifs, sous réserve des contraintes propres à chaque métier.
Combien y a-t-il de jours fériés en France ?
En France métropolitaine, le Code du travail reconnaît onze jours fériés légaux. Ils combinent des fêtes civiles, religieuses et commémoratives. On y retrouve notamment le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, le 15 août, la Toussaint, le 11 novembre et Noël.
Ces dates ne sont pas toutes fixes. Certaines changent chaque année, car elles dépendent du calendrier de Pâques. C’est le cas du lundi de Pâques, de l’Ascension et du lundi de Pentecôte. D’autres reviennent toujours à la même date, comme le 14 juillet, le 15 août, le 1er novembre ou le 25 décembre.
Le 8 mai, qui commémore la victoire des Alliés en 1945, fait partie des jours fériés les plus chargés d’histoire. Pour comprendre son évolution dans le calendrier national, l’article consacré à l’histoire du 8 mai comme jour férié revient sur les décisions politiques qui ont façonné son statut actuel.
Un jour férié est-il forcément non travaillé ?
C’est une confusion fréquente : un jour férié n’est pas automatiquement un jour chômé. En France, seul le 1er mai, fête du Travail, bénéficie d’un régime particulier. Il est en principe obligatoirement chômé et payé, sauf dans certains secteurs où l’activité ne peut pas être interrompue, comme les hôpitaux, les transports, l’hôtellerie ou la sécurité.
Pour les autres jours fériés, la règle dépend principalement des conventions collectives, des accords d’entreprise ou des usages. Dans de nombreuses organisations, les jours fériés sont non travaillés. Mais certains salariés peuvent être amenés à travailler, notamment dans le commerce, la restauration, le tourisme, les services de santé, la logistique ou les activités saisonnières.
La rémunération d’un jour férié travaillé varie selon le cadre applicable. Contrairement à une idée répandue, le travail un jour férié ne donne pas toujours droit à une majoration automatique, sauf disposition prévue par un accord, une convention ou le contrat de travail. Il est donc utile de vérifier les règles internes à son entreprise pour éviter les mauvaises surprises.
Pourquoi certains jours fériés permettent-ils de faire le pont ?
Un pont se forme lorsqu’un jour férié tombe un mardi ou un jeudi, permettant de poser un jour de congé le lundi ou le vendredi pour obtenir quatre jours de repos consécutifs. C’est l’un des aspects les plus suivis du calendrier, surtout au printemps, période où plusieurs jours fériés peuvent se concentrer sur quelques semaines.
En 2026, le 15 août tombant un samedi, il ne permettra pas de pont pour les salariés ayant un rythme classique du lundi au vendredi. En revanche, le 11 novembre un mercredi peut favoriser une pause en milieu de semaine, voire un repos prolongé si l’organisation professionnelle le permet. Le 25 décembre, placé un vendredi, constitue quant à lui un avantage naturel pour les personnes ne travaillant pas le week-end.
Les ponts ne sont pas un droit automatique. Ils peuvent être décidés par l’employeur, négociés collectivement ou pris sous forme de congés payés, de RTT ou de jours de récupération. Dans certaines entreprises, un pont peut être imposé, à condition de respecter les règles d’information et de consultation applicables.
Le cas particulier de la journée de solidarité
Le lundi de Pentecôte occupe une place à part dans le calendrier français. Il reste un jour férié légal, mais il a longtemps été associé à la journée de solidarité, instaurée pour financer des actions en faveur des personnes âgées et handicapées. Aujourd’hui, cette journée peut être organisée de différentes manières selon les entreprises.
Elle ne correspond donc plus nécessairement au lundi de Pentecôte. Certaines organisations choisissent un autre jour, suppriment une journée de RTT ou répartissent les heures sur l’année. Pour mieux comprendre ce mécanisme, une analyse dédiée explique le lien entre jours fériés et journée de solidarité, ainsi que ses conséquences concrètes pour les salariés.
Ce cas montre que la notion de jour férié ne suffit pas toujours à déterminer si l’on travaillera ou non. Le calendrier donne le cadre général, mais les règles sociales, professionnelles et conventionnelles apportent les précisions indispensables.
Des différences selon les territoires français
Le calendrier des jours fériés n’est pas parfaitement uniforme sur tout le territoire. En Alsace-Moselle, deux jours fériés supplémentaires existent : le Vendredi saint, dans certaines communes, et la Saint-Étienne, le 26 décembre. Ces particularités sont héritées de l’histoire locale et du droit applicable dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.
Dans les départements et régions d’outre-mer, d’autres dates peuvent également être chômées, notamment celles liées à l’abolition de l’esclavage. Ces journées varient selon les territoires : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion ou Mayotte n’ont pas toujours exactement le même calendrier local.
Pour connaître le prochain jour férié applicable à sa situation, il faut donc tenir compte non seulement du calendrier national, mais aussi du lieu de travail. Cette précision est importante pour les salariés, les employeurs, les élèves et les familles qui préparent des déplacements ou des démarches administratives.
Comment bien anticiper les jours fériés à venir ?
Anticiper les jours fériés permet de mieux organiser ses congés, ses réservations, ses obligations professionnelles et sa vie familiale. La première étape consiste à repérer les dates qui tombent en semaine. Ce sont elles qui ont le plus d’effet sur le temps de travail, les horaires d’ouverture et les transports.
Il est également conseillé de vérifier les règles propres à son entreprise, en particulier lorsque l’activité fonctionne les week-ends ou les jours fériés. Les salariés concernés par des plannings variables doivent être attentifs aux délais de communication des horaires, aux éventuelles compensations et aux dispositions de leur convention collective.
Enfin, pour les voyageurs, les jours fériés peuvent entraîner une hausse des prix, une fréquentation accrue dans les gares, sur les routes et dans les lieux touristiques. Le 15 août, en plein été, reste traditionnellement une période dense pour les déplacements. Même lorsqu’il tombe un samedi, il peut accentuer les flux liés aux départs et retours de vacances.
Ce qu’il faut retenir sur le prochain jour férié
Le prochain jour férié du calendrier français est l’Assomption, le samedi 15 août 2026. Il s’agit d’un jour férié légal reconnu sur l’ensemble du territoire national, mais son impact dépendra du rythme de travail de chacun. Pour de nombreux salariés, son positionnement un samedi limitera son effet pratique sur la semaine de travail.
La suite du calendrier 2026 comprend la Toussaint, l’Armistice du 11 novembre et Noël. Ces dates rappellent qu’un jour férié peut être à la fois un repère historique, religieux ou social, mais aussi un élément très concret d’organisation. Pour en tirer le meilleur parti, le plus utile reste de croiser le calendrier officiel avec les règles de son entreprise et les particularités de son territoire.