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  Nous sommes le 16/08/2026

Combien la France compte-t-elle de jours fériés ? Guide complet

Chaque année, la même question revient au moment de poser ses congés, d’organiser un pont ou de vérifier son bulletin de paie : combien la France compte-t-elle de jours fériés ? La réponse paraît simple, mais elle varie selon les territoires, les conventions collectives et certaines situations professionnelles. En France métropolitaine, le calendrier officiel prévoit 11 jours fériés légaux, mais tous ne sont pas forcément chômés ni rémunérés de la même manière.

La France compte 11 jours fériés légaux au niveau national

En droit du travail, la France reconnaît 11 jours fériés légaux applicables sur l’ensemble du territoire métropolitain. Ils sont inscrits dans le Code du travail et correspondent à des fêtes civiles, religieuses ou commémoratives. Ces dates rythment l’année sociale, scolaire et professionnelle, même si leur traitement concret dépend souvent de l’employeur, de la branche d’activité ou de l’accord collectif applicable.

Les 11 jours fériés nationaux sont les suivants : le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, le 15 août, la Toussaint, le 11 novembre et Noël. Parmi eux, certains tombent à date fixe, tandis que d’autres varient selon le calendrier religieux. C’est notamment le cas de Pâques, l’Ascension et la Pentecôte, qui ne se présentent pas aux mêmes dates chaque année.

  • 1er janvier : jour de l’An
  • Lundi de Pâques : date variable
  • 1er mai : fête du Travail
  • 8 mai : victoire de 1945
  • Jeudi de l’Ascension : date variable
  • Lundi de Pentecôte : date variable
  • 14 juillet : fête nationale
  • 15 août : Assomption
  • 1er novembre : Toussaint
  • 11 novembre : Armistice de 1918
  • 25 décembre : Noël

Jours fériés à date fixe et jours fériés variables

Une partie des jours fériés français tombe toujours le même jour du calendrier. C’est le cas du 1er janvier, du 1er mai, du 8 mai, du 14 juillet, du 15 août, du 1er novembre, du 11 novembre et du 25 décembre. Ces dates sont donc faciles à anticiper pour organiser les plannings, les fermetures d’entreprise ou les congés. Leur intérêt pratique dépend toutefois du jour de la semaine où elles tombent : un jour férié un mercredi ne produit pas les mêmes effets qu’un jour férié un samedi.

Les autres jours fériés sont dits variables, car ils dépendent de la date de Pâques. Le lundi de Pâques arrive le lendemain du dimanche de Pâques, l’Ascension tombe 39 jours après, et le lundi de Pentecôte intervient 50 jours après Pâques. Pour comprendre plus précisément le statut du jeudi de l’Ascension, il faut rappeler qu’il s’agit bien d’un jour férié légal en France, souvent associé à un pont lorsque l’organisation de l’entreprise le permet.

Tous les jours fériés ne sont pas forcément chômés

Une confusion fréquente consiste à croire qu’un jour férié est automatiquement un jour non travaillé. En réalité, seul le 1er mai bénéficie d’un statut particulier : il est en principe obligatoirement chômé et payé pour les salariés. Des exceptions existent toutefois dans les secteurs où l’activité ne peut pas être interrompue, comme les hôpitaux, les transports, l’hôtellerie, la sécurité ou certains services publics.

Pour les autres jours fériés, la règle est plus souple. Ils peuvent être chômés si la convention collective, un accord d’entreprise, un usage ou une décision de l’employeur le prévoit. Dans de nombreuses entreprises, ces jours sont effectivement non travaillés, mais ce n’est pas une obligation générale. Le caractère chômé ou travaillé d’un jour férié dépend donc du cadre applicable à chaque salarié.

Cette distinction est importante, car elle influe directement sur l’organisation du travail, la paie et parfois les droits à repos. Un salarié peut travailler un 8 mai ou un 11 novembre si son secteur l’exige ou si les règles internes le prévoient. À l’inverse, une entreprise peut décider de fermer pour certains jours fériés, même lorsque la loi ne l’impose pas.

Le cas particulier du 1er mai

Le 1er mai occupe une place à part dans le calendrier social français. Il correspond à la fête du Travail et bénéficie d’un régime plus protecteur que les autres jours fériés. Lorsqu’il est chômé, il doit être payé comme une journée normale, sans réduction de salaire. Le salarié ne doit donc pas perdre de rémunération du simple fait que l’entreprise ferme ce jour-là.

Lorsqu’un salarié travaille le 1er mai dans une activité autorisée à fonctionner, il bénéficie en principe d’une rémunération doublée. Autrement dit, le travail effectué ce jour-là donne lieu à une indemnité égale au montant du salaire correspondant. Cette règle ne s’applique pas automatiquement aux autres jours fériés, sauf si une convention collective, un accord ou un usage prévoit une majoration spécifique.

Cette différence explique pourquoi il est essentiel de ne pas mettre tous les jours fériés sur le même plan. Le 1er mai est le seul jour férié bénéficiant d’un régime légal aussi clair. Pour les autres dates, il faut consulter les textes applicables dans l’entreprise afin de connaître les droits exacts du salarié.

Combien de jours fériés en Alsace-Moselle ?

La France ne compte pas exactement le même nombre de jours fériés partout. En Alsace-Moselle, c’est-à-dire dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, deux jours fériés supplémentaires s’ajoutent au calendrier national. Les salariés y bénéficient de 13 jours fériés légaux, en raison du droit local hérité de l’histoire particulière de ces territoires.

Les deux jours supplémentaires sont le Vendredi saint, dans certaines communes, et le 26 décembre, jour de la Saint-Étienne. Le Vendredi saint est férié dans les communes où se trouve un temple protestant ou une église mixte. Le 26 décembre, en revanche, est reconnu comme jour férié dans l’ensemble de l’Alsace-Moselle. Cette spécificité locale montre que le calendrier français n’est pas totalement uniforme.

Des jours fériés propres aux territoires d’outre-mer

Les territoires ultramarins disposent également de jours fériés spécifiques, notamment liés à la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Ces dates varient selon les collectivités : elles ne sont pas identiques en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion ou à Mayotte. Elles s’ajoutent au calendrier national et traduisent l’histoire propre de chaque territoire.

Dans ces départements et régions d’outre-mer, le nombre total de jours fériés peut donc être supérieur à celui observé en métropole. Cette réalité rappelle que la réponse à la question « combien la France compte-t-elle de jours fériés ? » dépend du périmètre considéré. Au niveau national métropolitain, la référence reste 11 jours fériés, mais certains territoires bénéficient de jours supplémentaires reconnus localement.

Un jour férié tombant le week-end est-il récupéré ?

Lorsqu’un jour férié tombe un samedi ou un dimanche, il ne donne pas automatiquement droit à un jour de repos supplémentaire. En droit commun, il n’existe pas de mécanisme général de récupération. Si le 14 juillet tombe un dimanche, par exemple, les salariés ne bénéficient pas nécessairement d’un lundi chômé en compensation. Tout dépend des accords collectifs ou des usages en vigueur.

Certaines entreprises prévoient toutefois des dispositions plus favorables. Une convention collective peut accorder une récupération, une compensation ou un avantage particulier lorsqu’un jour férié coïncide avec un jour habituellement non travaillé. C’est pourquoi il est utile de vérifier les règles applicables dans son secteur, surtout lorsque plusieurs jours fériés tombent le week-end au cours d’une même année.

Rémunération des jours fériés : ce qu’il faut retenir

La rémunération d’un jour férié dépend de plusieurs paramètres : le jour concerné, le fait qu’il soit travaillé ou non, l’ancienneté du salarié et les règles prévues par la convention collective. Pour les salariés mensualisés, un jour férié chômé ne doit généralement pas entraîner de perte de salaire, sous réserve de remplir les conditions prévues par le Code du travail.

Lorsque le jour férié est travaillé, la majoration n’est pas systématique, sauf pour le 1er mai. Beaucoup de conventions collectives prévoient toutefois des compensations, sous forme de majoration salariale ou de repos. Les situations particulières, comme les contrats temporaires, nécessitent une attention spécifique ; les règles de rémunération en intérim permettent par exemple de comprendre comment les droits s’appliquent aux salariés intérimaires.

En pratique, le bulletin de paie, le contrat de travail, la convention collective et les accords d’entreprise sont les principales sources à consulter. Ils permettent de savoir si un jour férié est payé, majoré, récupéré ou simplement travaillé dans les conditions habituelles.

Les jours fériés influencent l’organisation du travail et des congés

Au-delà de leur dimension symbolique, les jours fériés ont un impact concret sur la vie quotidienne. Ils structurent les vacances scolaires, les pics de départ, les fermetures administratives et les périodes de forte activité dans certains secteurs. Le mois de mai, souvent riche en jours fériés, est particulièrement surveillé par les entreprises, car il peut concentrer plusieurs absences et ponts.

Un pont consiste à ne pas travailler un jour situé entre un jour férié et un week-end. Il peut être accordé par l’employeur, prévu par un accord collectif ou posé sous forme de congé payé ou de RTT. Il ne s’agit pas d’un droit automatique, mais d’une pratique fréquente lorsque l’activité le permet. Les jours fériés deviennent alors un outil d’organisation, autant pour les salariés que pour les employeurs.

Alors, combien de jours fériés compte la France ?

La réponse la plus simple est la suivante : la France métropolitaine compte 11 jours fériés légaux. Ce chiffre constitue la référence nationale, mais il doit être nuancé. En Alsace-Moselle, le total peut atteindre 13 jours fériés, et certains territoires d’outre-mer bénéficient de dates supplémentaires liées à leur histoire locale.

Il faut également distinguer le nombre de jours fériés, leur caractère chômé et leur mode de rémunération. Tous les jours fériés ne donnent pas les mêmes droits, et seul le 1er mai dispose d’un régime légal spécifique particulièrement protecteur. Pour connaître précisément sa situation, le meilleur réflexe reste de consulter sa convention collective, les accords d’entreprise et les règles internes applicables.

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