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  Nous sommes le 16/08/2026

Code APE 5610A : que recouvre ce code et à quoi sert-il ?

Ouvrir un restaurant, reprendre une brasserie ou immatriculer une société de restauration suppose de comprendre certains repères administratifs. Parmi eux, le code APE 5610A revient très souvent. Attribué par l’Insee, il permet d’identifier l’activité principale d’un établissement relevant de la restauration traditionnelle. Mais que couvre-t-il exactement, à quoi sert-il et quelles sont ses limites ?

Que recouvre le code APE 5610A ?

Le code APE 5610A, aussi appelé code NAF 5610A, correspond à l’activité de restauration traditionnelle. Il concerne principalement les établissements qui préparent et servent des repas à consommer sur place, avec un service généralement assuré à table. Ce code est attribué aux entreprises dont l’activité principale consiste à accueillir une clientèle dans un cadre de restaurant classique.

On retrouve sous ce code des structures variées : restaurants indépendants, brasseries, auberges, restaurants gastronomiques, établissements de cuisine familiale ou encore restaurants proposant une carte spécialisée. Le point commun est l’organisation d’un service de restauration sur place, dans un espace aménagé pour recevoir le public.

Le code APE ne décrit pas le niveau de gamme, le type de cuisine ou la taille de l’établissement. Un petit restaurant de quartier et une table plus haut de gamme peuvent donc relever du même code, dès lors que leur activité principale reste la restauration avec service à table.

À quoi sert le code APE 5610A ?

Le code APE est attribué par l’Insee lors de l’immatriculation de l’entreprise. Il sert avant tout à classer les entreprises selon leur activité principale exercée. Cette classification statistique permet à l’administration, aux organismes sociaux, aux assureurs ou encore aux partenaires économiques d’identifier rapidement le secteur d’activité d’une structure.

Concrètement, le code APE 5610A peut apparaître sur plusieurs documents : extrait Kbis, avis de situation Sirene, fiches de paie, contrats commerciaux ou dossiers administratifs. Il peut également orienter certains interlocuteurs vers la convention collective applicable, même si celle-ci doit toujours être vérifiée en fonction de l’activité réelle et des conditions d’exploitation.

Pour les restaurants traditionnels, la convention collective la plus fréquemment concernée est celle des hôtels, cafés et restaurants. Elle encadre notamment les durées de travail, les classifications professionnelles, les salaires minima, les jours fériés ou encore certaines primes. Le code APE constitue donc un indice utile, mais il ne remplace pas une analyse juridique précise.

Quelles activités entrent dans le champ de la restauration traditionnelle ?

Le code 5610A couvre les établissements dont le modèle repose sur la préparation de plats et leur consommation sur place, dans une salle de restaurant ou sur une terrasse. Le service peut être effectué à table, avec une carte, un menu ou une formule. L’activité peut inclure la vente de boissons, à condition qu’elle accompagne principalement l’offre de repas.

Les situations les plus courantes relevant du code NAF 5610A sont notamment :

  • les restaurants classiques avec service à table ;
  • les brasseries et bistrots proposant des repas complets ;
  • les restaurants de cuisine traditionnelle, régionale ou étrangère ;
  • les établissements gastronomiques ou semi-gastronomiques ;
  • les restaurants installés dans certains hôtels, lorsque l’activité de restauration est identifiée séparément.

Ce code peut aussi s’appliquer à des établissements qui proposent une partie de vente à emporter, dès lors que cette activité reste secondaire par rapport au service en salle. En revanche, si l’essentiel du chiffre d’affaires provient de la vente rapide au comptoir ou de la livraison, un autre code peut être plus adapté.

Ce que le code APE 5610A ne couvre pas

La restauration traditionnelle doit être distinguée d’autres activités proches. La restauration rapide, par exemple, relève généralement du code 5610C. Elle concerne les établissements où les repas sont souvent commandés au comptoir, consommés rapidement sur place ou emportés. Les sandwicheries, kebabs, snacks, pizzerias à emporter ou points de vente de burgers peuvent entrer dans cette catégorie.

Les cafétérias et autres libres-services sont, pour leur part, généralement rattachés au code 5610B. Les traiteurs relèvent plutôt du code 5621Z lorsqu’ils préparent des repas pour des événements ou des prestations extérieures. Les bars, cafés et débits de boissons sans véritable activité de restauration principale sont souvent classés sous le code 5630Z.

Il est aussi important de ne pas confondre l’activité du restaurant avec les métiers qui interviennent autour de lui. Par exemple, une société chargée de l’entretien des locaux peut relever d’un secteur distinct, comme le montre l’analyse du classement des activités de nettoyage courant. De même, des travaux de peinture ou de finition dans une salle de restaurant ne relèvent pas du restaurateur, mais d’activités du bâtiment, à l’image des prestations rattachées aux travaux de peinture et vitrerie.

Comment le code APE est-il attribué à un restaurant ?

Le code APE est attribué automatiquement par l’Insee à partir des informations déclarées lors de la création de l’entreprise. Le porteur de projet décrit son activité principale au moment de l’immatriculation, généralement via le guichet unique des formalités. L’Insee utilise cette description pour rattacher l’entreprise à la nomenclature d’activités française.

Pour obtenir le code 5610A, il est donc essentiel de décrire clairement l’activité exercée : restauration traditionnelle, préparation de repas, service à table, consommation sur place, accueil du public. Une déclaration trop vague ou trop orientée vers la vente à emporter peut conduire à l’attribution d’un code APE différent.

Le code peut être attribué à une entreprise individuelle, une micro-entreprise, une SARL, une SAS ou toute autre forme juridique, dès lors que l’activité principale correspond à la restauration traditionnelle. Le choix du statut juridique n’est donc pas ce qui détermine le code APE ; c’est bien la nature réelle de l’activité qui prime.

Le code APE 5610A a-t-il des conséquences fiscales ou sociales ?

Le code APE n’entraîne pas, à lui seul, un régime fiscal particulier. Un restaurant relevant du 5610A peut être imposé différemment selon sa forme juridique, son chiffre d’affaires, son régime de TVA ou son mode d’exploitation. Il ne faut donc pas considérer ce code comme un critère fiscal automatique.

En matière de TVA, l’activité de restauration obéit à des règles spécifiques. Les repas et boissons non alcoolisées destinés à une consommation immédiate sont généralement soumis au taux de 10 %, tandis que les boissons alcoolisées relèvent du taux normal de 20 %. Certains produits vendus conditionnés pour une consommation différée peuvent, selon les cas, relever d’un autre taux.

Sur le plan social, le code APE peut aider à identifier la convention collective applicable, mais il ne suffit pas toujours. L’employeur doit vérifier que l’activité exercée correspond bien au champ de la convention collective retenue. Cette vérification est importante pour sécuriser la gestion des contrats, des horaires, des repos et des bulletins de paie.

Quelles obligations pour une activité de restauration traditionnelle ?

Exercer sous le code APE 5610A implique de respecter les règles applicables aux établissements de restauration. La première concerne l’hygiène alimentaire. Au moins une personne dans l’établissement doit généralement justifier d’une formation adaptée ou d’une expérience suffisante en matière d’hygiène en restauration commerciale. Cette exigence vise à prévenir les risques sanitaires liés à la conservation, la préparation et le service des aliments.

Le restaurateur doit aussi respecter les règles relatives à la traçabilité des produits, à la gestion de la chaîne du froid, au nettoyage des équipements et à la conservation des denrées. L’affichage des prix, l’information sur les allergènes et, dans certains cas, l’indication de l’origine des viandes font également partie des obligations professionnelles.

La vente d’alcool nécessite une licence adaptée. Une petite licence restaurant ou une licence restaurant peut être requise selon les boissons servies et les conditions de consommation. Lorsqu’un établissement vend de l’alcool, le dirigeant peut aussi devoir suivre un permis d’exploitation, notamment pour connaître les règles de prévention, de sécurité et de protection des mineurs.

Enfin, un restaurant accueillant du public est soumis aux règles applicables aux établissements recevant du public. Cela concerne la sécurité incendie, l’accessibilité, l’évacuation, l’aménagement des locaux ou encore la conformité des installations. Ces aspects doivent être anticipés avant l’ouverture, car ils peuvent conditionner la capacité d’accueil et l’autorisation d’exploiter.

Que faire si le code APE 5610A est incorrect ?

Il arrive qu’une entreprise reçoive un code APE qui ne correspond pas exactement à son activité. Cela peut se produire si la déclaration initiale était imprécise ou si l’activité a évolué avec le temps. Un restaurant devenu principalement un service de vente à emporter, par exemple, pourrait ne plus relever de la restauration traditionnelle.

Dans ce cas, il est possible de demander une modification auprès de l’Insee. L’entreprise doit expliquer son activité réelle et fournir, si nécessaire, des éléments permettant de justifier le changement. La demande peut concerner une correction après immatriculation ou une mise à jour liée à un changement d’activité principale.

Cette démarche est importante, car un code inadapté peut créer des confusions avec les organismes sociaux, les assureurs, les banques ou les partenaires commerciaux. Il peut aussi brouiller l’identification de la convention collective applicable. Même si le code APE n’a pas toujours d’effet direct, il reste un repère administratif largement utilisé.

Ce qu’il faut retenir sur le code APE 5610A

Le code APE 5610A désigne les entreprises dont l’activité principale est la restauration traditionnelle. Il vise les établissements qui préparent des repas et les servent principalement sur place, souvent à table. Restaurants indépendants, brasseries, auberges ou tables gastronomiques peuvent donc relever de ce classement Insee.

Ce code ne doit toutefois pas être confondu avec une autorisation d’exercer, un régime fiscal ou une garantie juridique absolue. Il sert surtout à identifier l’activité principale et à orienter certaines démarches administratives. Pour un restaurateur, l’essentiel reste de déclarer précisément son activité, de vérifier la convention collective applicable et de respecter les règles sanitaires, sociales et commerciales propres au secteur.

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